Quelques signes pour repérer les travailleurs en burn-out

(à faire lire aussi à votre entourage)

 

  • La personne se plaint ou semble manquer d’énergie.
  • Le travailleur est indisponible (physiquement ou mentalement) pour son travail
  • La personne montre des problèmes de concentration
  • La personne est facilement irritable ou découragée
  • La personne présente des attitudes et/ou des paroles dévalorisantes à propos de son travail et de ses compétences et/ou d’autrui
  • Vous avez l’impression que la personne se retire de son travail ou des liens avec les autres

Les signes pris isolément ne disent pas grand chose. C’est grâce à une attention et une discussion bienveillante avec la personne qui semble en souffrance, que vous pourrez identifier l’éventuel présence du Burn-out, et repérer ses besoins pour gagner en équilibre au travail. En cas avéré, il est important de compléter votre premier dépistage par un diagnostic réalisé par un professionnel de la santé.

Dix attitudes dont il faut se méfier pour prévenir le burn-out

1. Ne devenez pas un hyper-travailleur

Le modèle de l’hyper-activisme a échoué. On peut être efficace sans forcement être en agitation permanente, réactif au moindre courant d’air, sur un mode "faire" en permanence.

C’est souvent la faute de l’hyperpression que l’on subit, avec l’obligation de faire plus vite, mieux et moins cher. Mais attention aussi au surinvestissement et au surengagement que l’on s’impose à soi-même. Là, on peut changer un peu son attitude vis-à-vis du travail.

2. N’attendez pas d’être "vidé" par le surmenage

Ne grillez pas toutes vos cartouches. L’élément-clé du burn-out, c’est le surmenage, responsable du symptôme qui apparaît en premier : la fatigue. Il est normal d’être plus fatigué en fin de semaine, en fin d’année ou si on a dû boucler un travail super important. Mais la première chose qui doit alerter c’est lorsque la fatigue ne s’efface plus par le simple repos.

C’est comme si, chaque matin, on partait avec un handicap qui s’aggravait un peu plus. Minime au début, mais qui ne fait que s’amplifier et qui peut aller jusqu’à l’épuisement. N’attendez pas d’être complètement "vidé" pour agir.

3. Ne pensez pas que ça vient seulement du corps

Le burn-out, en plus de la fatigue, touche le corps et conduit souvent à consulter son médecin traitant. Et, à faire des bilans qui sont normaux, on se demande d’où cela vient. 

Pas toujours simple face à des maux de tête persistants, des douleurs et des contractures des muscles, des maux de ventre, des palpitations, une insomnie de se dire que c’est le stress qui est en cause. Inutile de se bourrer de vitamines ou d’aspirine ou de courir tous les spécialistes.

4. Ne vous croyez pas indispensable 

On connaît tous la citation d’Alphonse Allais : "Les cimetières sont remplis de gens irremplaçables." Attention à ne pas tomber dans les pièges de celui qui veut tout faire tout seul, qui veut être partout en même temps, qui pense que sans lui les choses n’avanceraient pas et qu’il est le seul à travailler de manière efficace. Dites-vous de temps en temps : "Yes, we can’t."

5. Ne vous prenez pas pour John Wayne ou Superwoman

On n’est pas des superhéros capables de déplacer des montagnes, impassibles aux problèmes et à la déception que nous rencontrons dans notre travail. On peut toutefois apprendre à accepter certaines choses, c'est-à-dire à prendre une certaine distance, passer à autre chose pour ne pas s’enfermer et persévérer dans une direction ou l’on ne trouvera pas d’issue.

6. Ne vous dites pas non plus que vous êtes nul(le)

Certains sont plus armés que d’autres, mais chacun d’entre nous a la capacité de dépasser un moment difficile. Cela n’a rien à voir avec le courage, même s'il faut une dose d’acceptation pour pouvoir rebondir.

Car, le cœur du problème dans le burn-out, c’est la lutte légitime que l’on met en place et qui finit par se retourner contre nous. Insidieusement, le doute s’installe et aboutit à une perte de confiance et du sentiment d’efficacité et d’accomplissement professionnel. Comme on fait de la gym pour s’entretenir le corps, n’oubliez pas de flatter votre ego de temps en temps. 

7. Ne laissez pas vos émotions prendre le pouvoir 

Certains vont cacher leur émotions jusqu’au déni, d’autre vont craquer et se mettre à pleurer ou en colère face à des événements minimes qui n’en valent vraiment pas la peine. Il faut trouver le juste milieu. Bien sûr, une bonne petite colère, ça libère quand elle est justifiée et rare, mais attention à ce qu’elle ne se retourne pas contre vous. À l’inverse, acceptez vos émotions sincèrement sans penser qu’elles vous desservent. 

8. Ne soyez pas cynique et négatif 

Malgré le stress, gardons le goût des autres et cela ne sert à rien de devenir cynique et destructeur et de faire payer aux autres son mal-être. Voyez plutôt les choses positives que vous faites, les services que vous rendez, ce qu’il y a de bien à l’extérieur, les échanges et les partages de chaque moment. Ne cédez pas à des ressentis toxiques contre vous-même et les autres. 

9. Ne restez pas seul(e) face à vos problèmes 

Le silence, le repli sur soi, l’isolement, c’est ce qui conduit à s’enfoncer dans le burn-out. À l’extrême, plus on se sent mal, plus ce sentiment s’accentue, et ce n’est pas bon du tout. Parlez avec les autres, faites le point, cherchez des solutions plutôt que de poursuivre la même position négative. Et parfois il faut savoir aussi se faire aider par des gens qui connaissent le problème. 

10. Ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier 

Le travail peut être la valeur la plus importante de votre vie mais elle ne peut être la seule. Il peut combler beaucoup d’absence, apaiser des angoisses, aider à se réaliser mais pas combler tous les manques. Refaites le point sur vos propres valeurs et, si, pour vous, l’amour, vos proches, vos loisirs en font partie, consacrez-leur le temps qu’ils méritent.

Les signes pris isolément ne disent pas grand chose. C’est grâce à une attention et une discussion bienveillante avec la personne qui semble en souffrance, que vous pourrez identifier l’éventuel présence du Burn-out, et repérer ses besoins pour gagner en équilibre au travail. En cas avéré, il est important de compléter votre premier dépistage par un diagnostic réalisé par un professionnel de la santé.

Source : http://leplus.nouvelobs.com/contribution/955215-burn-out-fatigue-cynisme-et-repli-sur-soi-les-10-attitudes-a-eviter-au-travail.html

Comment sortir du burn out ?

Le traitement du burn out exige une intervention ciblée et multidisciplinaire. Et généralement longue.

Pour lutter efficacement contre le burn out, encore faut-il, en tout premier lieu, sortir de l'isolement et oser consulter. Il est important aussi de ne pas craindre d'en parler à ses proches, à ses collègues. Avant tout, il s'agit  de prendre conscience que ce qui arrive n'est pas honteux : le travail vous a rendu malade.

Plus vite on réagit aux symptômes du burn out, plus on se donne des chances de le surmonter. Certes signes ne trompent pas : les remarques de la famille, le fait de ne plus supporter son environnement familial, de s'isoler, de se couper de tout.

Les personnes en burn out et qui, depuis des mois, se débattent avec d'insupportables problèmes de santé "physiques", comme par exemple un mal de dos, auront besoin de prises en charge spécifiques à leurs maux. De manière générale, pour toutes les victimes, différentes stratégies balisent la "sortie de crise" :

  • Faire appel à son médecin de famille.
  • Réaliser un bilan de santé et objectiver le diagnostic de burn out. Certains questionnaires donnent l'échelle et la mesure de l'épuisement professionnel, de la perte d'intérêt professionnel, de la déshumanisation, du cynisme, des changements de comportements... Ils peuvent aider la personne à prendre conscience des différents dysfonctionnements qui sont devenus les siens.
  • Un arrêt de travail est indispensable. Sa durée correspond à la gravité de la situation et au temps nécessaire pour se reconstruire.
  • Un travail personnel permet d'accepter son état, de se libérer de sa culpabilité, de comprendre comment le burn out est survenu et pourquoi. Cette introspection mérite d'être soutenue par un psychologue, un psychothérapeute ou un psychiatre. L'objectif est de retrouver un équilibre de vie et le sens du travail, avec un nouveau regard.

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