Combien perdez-vous de temps, chaque jour, dans les embouteillages ? Quel stress entraînent-ils ? Combien de fois craignez-vous d'être en retard au travail ou à un rendez-vous en raison du trafic auto ? A quand remonte la dernière fois où vous avez hésité à accepter un rendez-vous professionnel en raison des files à affronter ou parce que vous saviez qu'il vous faudrait chercher - et peut-être longtemps-, une place où garer ?

Revoir nos modes de déplacement, est-ce une priorité ?

Le choix du tout à l'auto c'est, aussi, du temps perdu, du stress et un fameux impact sur la santé. Sans parler du coût financier de nos véhicules.

Les embouteillages - et l’automobile - impliquent un coût collectif important. C'est, également, le cas de la pollution due au trafic autoroutier. Elle entraîne des coûts de santé élevés, avec une augmentation des soins nécessaires pour répondre, par exemple, aux problèmes respiratoires provoqués par la mauvaise qualité de l’air.

Sur le plan financier, calculer le coût d'un véhicule (achat, taxes, entretien, carburant, assurance, réparations) réserve parfois des surprises lorsqu'on compare le résultat à celui d'un abonnement à une voiture partagée, auquel s'ajoute le coût de sa location à l'heure ou à la journée ou même l'appel à des taxis pour certains déplacements. Les avantages fiscaux octroyés aux transports en commun pour les déplacements entre le domicile et le travail peuvent également dessiner une formule plus économique que la voiture. Chaque entreprise doit cependant trouver des formules de mobilité qui correspondent aux besoins de ses salariés en termes de fréquence, de vitesse et d’itinéraires.

Changer son mode de déplacement, est-ce un drame?

Modifier son mode de déplacement est moins difficile à faire qu’on ne le croit : 90 % de la population bruxelloise vit à moins de 500 mètres d’un arrêt de transports en commun.

Plus on méconnaît les possibilités de déplacements alternatifs, plus il peut sembler difficile de changer ses habitudes. Un important travail de sensibilisation et d'information a été entamé ces dernières années par la Région. Par exemple, au mois de septembre, la Semaine de la mobilité donne la possibilité de s'informer ou de tester de nouvelles pratiques. Elle est aussi l'occasion de faire tomber des idées reçues. Comme celles ci : non, il ne pleut pas sans arrêt à Bruxelles et la pluie est rarement un véritable obstacle à la marche ou au vélo (surtout une fois adopté un habillement adapté). Oui, les aménagements des pistes cyclables rendent cette pratique plus sûre. Oui encore, les formations comme celles proposées par Pro Vélo, ou les formules de coaching, aident à devenir un cycliste plus sûr de soi.

D’autre part, "des études psychologiques ont montré que plus on reste longtemps lié à un mode exclusif de transport comme la voiture, plus il devient difficile de passer à d'autres modes de déplacement", remarque Christian Van de Velde (Bruxelles Mobilité). Comment prendre un ticket ? Possède-t-on la carte Mobib et où se la procurer ?Quel est le numéro du tram qui passait ici auparavant et où va-t-il maintenant? Comment réapprendre à rouler à vélo en ville ? Tous les repères sont modifiés ! Une des solutions, c'est de tester. Il faut oser prendre un transport en commun pour, peut-être, se décider ensuite à le prendre 1 ou 2 fois par semaine. Ou davantage encore...

La voiture est-elle l'ennemie de Bruxelles (et des Bruxellois) ?

Pendant longtemps, Bruxelles a adoré la voiture. Trop ? Cet ère là est en tout cas dépassée...

"A Bruxelles, l'espace public ne sera plus organisé autour de la voiture, explique Christian Van de Velde (Bruxelles Mobilité). Cette dernière n'est pas exclue du paysage, mais la Région prône son usage rationnel : il s'agit de s'en servir lorsqu'il n'existe pas d'alternative correcte".

Désormais, une logique radicalement différente est donc prônée par la Région : il s'agit de favoriser la multi-modalité des déplacements des personnes et des marchandises, afin de concilier les activités économiques et la qualité de vie, tout en assurant un développement durable de la capitale. Ainsi, les mesures concernant le stationnement à Bruxelles visent aussi à réduite les émissions de gaz à effet de serre et à maîtriser la consommation énergétique. Et c'est toujours dans la même optique que les places de parking sont volontairement réduites aux alentours des bureaux, afin de dissuader les travailleurs de prendre la voiture pour leurs déplacements domicile-travail.

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir