Un assureur américain du nom de Bird a démontré que la fréquence d’un incident fait le « lit » de l’accident. Ainsi, il a représenté par une pyramide, cette relation de fréquence où 600 incidents mènent à un accident mortel.

Des mesures préventives a priori sont parfois difficiles à mettre en place mais le signalement d’incidents répétés peut éviter l’accident fatal et permet à l’employeur de prendre des mesures sans coûts additionnels. La technique de surveillance participative de prévention avec des carnets souches rapportant l’incident est une initiative simple et efficace pour signaler les dangers.

Ce carnet, au format de poche, permet aux travailleurs d’avoir toujours à portée de main un support pour consigner rapidement les situations dangereuses qu’ils rencontrent. Dans ce carnet, vous pouvez notifier, outre les dangers et suggestions de mesures de prévention, mais également une évaluation du risque : élevé, moyen, faible.

C’est ainsi que Jeanne, une secrétaire expérimentée et dynamique ne s’était jamais préoccupée d’un câble d’imprimante traînant sur le sol. Un jour ayant chaussé des hauts talons pour aller à la réception de son service, elle trébuchât sur le câble. Projetée à terre, elle essaya d’amortir sa chute et s’est cassée l’avant-bras (radius). Ce n’est pas grave, mais : opération, anesthésie chirurgie, plâtre durant deux mois, et rééducation. Donc deux mois d’absence au travail avec toutes les conséquences que cela implique pour l’organisation.

Cela vaut donc la peine de signaler les dangers et risques de son environnement de travail afin de prévenir de tels désagréments.

 www.beswic.be/fr/en-pratique/carnet-souches-pour-signaler-les-dangers

Et pour que l’accident ne se reproduise plus !!

L’analyse d’un accident peut se faire par une technique appelée l’arbre des causes. Il s’agit d’une représentation symbolique sous forme d’enchaînements logiques de faits ayant conduit à l’accident qui permettra de dégager des mesures de prévention, a posteriori, pour que celui-ci ne se reproduise plus.

Prenons l’exemple de ce garçon arrivant en retard au travail à cause d’un brouillard épais. Pour gagner du temps il n’est pas passé par le vestiaire afin de mettre ses chaussures de sécurité et déposer son portable comme l’exige le règlement. Alors qu’il découpait un madrier avec une scie circulaire le portable se mis a sonné. Afin de l’éteindre, il lâcha le madrier qui déséquilibré entraina un glissement fatal non rattrapable a une main, et vous connaissez sans doute la suite… Deux doigts coupés et un pied écrasé par le madrier !!

Ne pas culpabiliser la victime et capturer l’historique factuel de l’événement sont les deux attitudes qui permettront d’aller de l’avant vers un environnement de travail plus sûr. Dans cette histoire, on ne peut pas faire grand-chose contre le brouillard, mais un rappel régulier des procédures  et un contrôle strict et contraignant du règlement concernant l’utilisation des protections de sécurité pourraient éviter de nouvelles mésaventures.

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