Dormir à quoi ça sert ?

On ne sait pas (encore) tout sur le sommeil. Mais un grand nombre de ses secrets sont connus. Or ce que l’on a découvert mérite déjà de le traiter avec égards… Pour l’organisme, dormir est une fonction vitale, indispensable, qui régule et répare.  Pendant que certaines activités de l’organisme sont au repos, des processus se mettent en place afin d’assurer au corps une récupération physique, psychique (nerveuse) et reconstituer ses réserves énergétiques.

Un bon sommeil renforce les apprentissages acquis pendant la journée précédente. Il permet de mémoriser des tâches complexes et facilite les bonnes performances physiques ou intellectuelles du lendemain. Grâce à lui, il devient possible de maintenir sa vigilance durant le jour.

Les toutes premières heures de sommeil sont considérées comme les plus bienfaisantes car, pendant ce laps de temps, le corps fabrique les plus grandes quantités d’hormone de croissance, ainsi que d’autres hormones (mélatonine, prolactine…). Une équipe de chercheurs américains a également démontré (sur des souris) que l'action de drainage des déchets cellulaires qui s'accumulent dans les fluides du cerveau est 10 fois plus active durant le sommeil qu'en période de veille, lorsque l'activité neuronale est intense. Dès lors, dormir pourrait être une bonne prévention contre les maladies dégénératives liées à l'accumulation de déchets dans le cerveau. Par ailleurs, grâce au repos, les muscles, les organes et le système immunitaire peuvent aussi se régénérer.

Manquer de sommeil, c'est grave Docteur ?

Plus on s’éloigne de notre dernière période de sommeil, plus la fatigue se fait ressentir. Et plus nous avons tendance à nous assoupir.

Une nuit "trop courte" a des effets immédiats sur notre journée : nous sommes fatigués. Il est plus difficile de se concentrer. A plusieurs reprises, nous présentons des baisses de vigilance. Sans l’avoir souhaité, nous succombons à des épisodes de pré-endormissement, ou même à de brèves périodes de sommeil. En revanche, tous ces signes s’effacent dès le lendemain, pour peu que nous ayons passé une "bonne" nuit. Cette dernière sera récupératrice car elle comportera davantage de sommeil profond que d’habitude (la nuit suivante, nous rêverons davantage). Du coup, après une nuit blanche, il suffit de "rattraper" le tiers du sommeil perdu pour se sentir à nouveau en forme !

En revanche, lorsque le manque de sommeil s’accumule, et qu’il devient chronique, ce déficit entraîne de nombreux effets négatifs. 
Après une ou deux semaines à ce rythme, on constate une nette diminution des performances en journée. 
Le jour, il devient difficile de lutter contre des accès d’endormissement (en général après les repas ou dans l’après-midi). 
Le matin, le réveil est pénible et il faut du temps avant de se sentir bien éveillé. Fréquemment, en journée, on surconsomme les excitants (café, thé, boissons énergisantes, cola…). De plus, différents troubles risquent d’apparaître : de la nervosité, de l’irritabilité, des difficultés de concentration, des troubles gastro-intestinaux, des modifications de l’appétit… 

Que coûte un mauvais sommeil à l'entreprise ?

Une privation de sommeil peut entraîner de l'irritabilité, de l'agressivité, des troubles cognitifs, visuels et intellectuels, ainsi que de la somnolence et des baisses de performance. De plus, les troubles du sommeil ont des conséquences économiques importantes. Ils induisent une plus grande consommation de soins, de consultations spécialisées, d'examens complémentaires et d'hospitalisation. Les personnes confrontées à ce problème consomment davantage de médicaments et elles peuvent avoir une tendance accrue à boire de l'alcool.

Les répercussions d'un manque chronique de sommeil dépassent le cadre individuel. Elles touchent directement le monde du travail en termes de sécurité, d'accidents et de productivité. Ou encore, en nombre de jours d'arrêts de travail.

Comment contrer les dettes (de sommeil) ?

Certes, nous n'avons pas tous les mêmes besoins d'heures de sommeil. En revanche, de l'entrepreneur débordé au jeune parent (ou aux deux à la fois), nous sommes tous susceptibles d'accumuler des dettes de sommeil.

Il faut alors être conscient de baisse de vigilance possible, à tout moment, et de manière répétitive. Cette situation implique un risque accru d'accidents du travail, d'erreurs au boulot, ou de collisions en voiture. Comment y remédier ? La seule solution est d'augmenter sa durée de sommeil et/ou de conjuguer plus harmonieusement travail et sommeil.

Oser une sieste constitue également une bonne alternative... mais encore faut-il faire franchir les portes de l'entreprise à cette pratique. Pourquoi ne pas penser à aménager un espace agréable et tranquille, destiné à ces quelques minutes de repos qui permettent de mieux fonctionner ensuite ?

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