"En s'accordant du temps pour sa vie personnelle, on respire, on nourrit et on oxygène son coeur et son cerveau."

"On se donne, aussi, l'occasion de faire des rencontres, de développer des relations, des contacts, de voir les choses autrement et peut-être, au final, de trouver des solutions pour ce qui posait problème au travail", soutient la psychologue Marylin Droog. Vu sous cet angle, apprendre ou savoir "prendre du recul" est bénéfique à l'entrepreneur mais, aussi, à l'entreprise et à sa rentabilité.

Ce chapitre ne propose pas de recettes miracles ni de "trucs" imparables pour garder l'équilibre entre vie privée et vie professionnelle. D'ailleurs, comme l'assure Anne-Françoise Gailly, coach et formatrice, "mieux gérer son temps entre vie privée et vie professionnelle ressemble un peu à la diététique : il faut une heure pour apprendre les bons principes et toute une vie pour essayer de les appliquer ».

Laisser sa vie professionnelle au seuil de la maison, l’idée est excellente… mais pas toujours facile à appliquer !

Cesser de courir après le temps, ne plus le subir et revoir ses choix, cela s’apprend. « Notre fonctionnement se découpe en trois zones qui nous entourent, détaille la coach Anne-Françoise Gailly. La première est celle de la Zone de contrôle. On y trouve tout ce qui ne dépend que de nous-mêmes, des décisions que l’on prend en toute autonomie. Vient ensuite la Zone d’influence, en interaction avec l’entourage et donc avec une marge de manœuvre plus limitée : on peut y faire changer des choses moyennant une communication, une négociation, des décisions concertées. Enfin, la Zone d’impuissance englobe des événements ou des contraintes sur lesquelles nous n’avons pas de prise car nous ne pouvons rien y changer. Je conseille de consacrer son énergie aux premières zones, là où on peut amener des changements, et de lâcher prise par rapport à la troisième. En tout cas, se protéger du stress et prendre soin du stress entrent dans notre zone de contrôle. » Contrairement à la croyance selon laquelle on ne peut rien changer, nous avons plus de choix que nous le pensons…

Des pistes pour garder l'équilibre ?

La coach Anne-Françoise Gailly recommande de se demander ce que l’on aimerait que soit sa vie. De voir à quoi elle ressemble aujourd’hui, avant d’identifier l’écart entre notre souhait et cette réalité. Et ensuite ? Ensuite, il s'agit de se rapprocher, pas à pas, de ce que l’on désire vraiment, par exemple en réorientant ne serait-ce que quelques-unes de ses heures de « liberté ». Ainsi, par exemple, pourquoi ne pas remplacer la télé par un bouquin, un soir par semaine ?  "Cet exercice consistant à 'faire le point' doit être recommencé régulièrement, car les choses changent : notre réalité, tout comme nos besoins, nos envies, nos priorités", souligne-t-elle également.

Par ailleurs, les technologies actuelles apportent l’information partout et en permanence. Cela peut représenter une bénédiction… ou un enfer. "L’objet en lui-même (ordinateur, GSM, etc.) ne met pas la limite. C’est donc à vous de le faire, prévient Anne-Françoise Gailly. Par exemple, le soir ou le WE, mettez votre GSM sur répondeur. Cela ne vous empêchera pas de vérifier régulièrement si vous avez des appels, mais cela prendra moins de temps et ce sera moins intrusif qu’une longue conversation. Vous pourrez décider si vous rappelez la personne dans la soirée ou à un autre moment. Il y a une différence entre être joignable… et être taillable et corvéable à merci !"

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