« Le travail est l’opium de peuple et je ne veux pas mourir drogué », disait Boris Vian. Que les entrepreneurs travaillent par passion, par choix, par défi, par nécessité, par obligation... peu importe : ils se lancent et s'investissent souvent à 100 % - ou même davantage-  dans leur activité professionnelle. De fait, l'entreprise est une maîtresse exigeante. Au point, si l'on n'y prend garde, de grignoter la vie - toute la vie - de celui qui ne voit plus qu'à travers ou que pour le travail ? Le risque consiste alors à passer à côté du "reste", en délaissant sa vie privée, individuelle, familiale et sociale.

Le monde du travail, ses défis, ses exigences croissantes, ses pressions, son climat d'insécurité nous poussent à en faire beaucoup - et peut-être beaucoup trop. De surcroît, "nos exigences internes s’ajoutent aussi à différents facteurs", constate Anne-Françoise Gailly, coach et formatrice. Autant être conscient du lest, parfois déjà important, que nous portons lorsque nous nous plaçons sur la ligne de départ et tout au long de la route. En effet, tous ces éléments, ainsi que les pressions qui en découlent, sont autant de freins au maintien d'un équilibre entre la sphère professionnelle et le reste de sa vie". L'objectif ? Eviter un sur-investissement au travail, qui peut finir par consumer.

Les articles proposés ici sont donc des pistes de réflexion - ou de petites piqûres de rappel destinées à mettre l'accent sur des sujets souvent négligés en matière d'équilibre de vie : l'attitude face à la maladie et au sommeil. Fondamentaux également, le stress et le burn out, font l'objet d'un chapitre séparé.