Boire un verre de vin, de bière, de liqueur ou un cocktail, fait partie des plaisirs aussi largement répandus et partagés que socialement acceptés. On consomme de l’alcool pour son goût, par "habitude", pour faire comme les autres... mais, aussi, parce qu'il désinhibe, permet de se sentir plus à l'aise et plus détendu - un sentiment probablement recherché par de nombreux entrepreneurs stressés.

Méfiez-vous de l’alcool qui (en)dort.

Il a été démontré qu'en quantité modérée, le vin produit un effet protecteur des risques de maladies coronariennes et, en particulier, de l'infarctus du myocarde. Néanmoins, les conséquences de ce "french paradox" - le nom qui a été donné à ce phénomène-  sont à considérer au regard de la soixantaine de pathologies qui peuvent affecter les différents systèmes de l'organisme en cas d'abus de vin ou d'alcool.

En fait, nous avons souvent tendance à "oublier" que l'alcool est un produit toxique, une drogue capable de faire apparaître de nombreux problèmes de santé ou bien de les aggraver.

Lorsque l'on consomme de l'alcool, son arrivée dans le sang peut entraîner une perte des capacités de concentration et de jugement, une diminution de la coordination des mouvements et des réflexes, une tendance à se surestimer, une irritabilité, la recherche de conflits, etc.

A moyen terme, une prise régulière ou excessive augmente les risques de cirrhose ou de cancer du foie, d'ulcères à l'estomac, de saignements à l'estomac ou à l'œsophage, de cancers de la gorge ou de l'œsophage.

Cette consommation accroît également les risques de maladies cardiovasculaires et de cancer du sein. Elle est souvent à la source de sérieuses conséquences au niveau psychique et comportemental, avec des effets pouvant aller de la dépression à la violence, et au risque de dépendance. 

L'alcool, on s'arrête où ?

Pour rester dans les limites d'une consommation la moins risquée possible, l'Organisation Mondiale de la Santé recommande de ne pas dépasser 14 verres par semaine pour la femme (quelque soit le contenu du verre) et 21 pour un homme. Mais d'autres règles complètent ce principe de base : au cours de la semaine, on conseille de ne pas boire pendant 2 jours consécutifs, afin d'éviter le piège de la dépendance. Il est préférable aussi de ne pas dépasser le seuil de 6 verres consécutifs au cours d'une même occasion de boire. Et, bien entendu, d'éviter la boisson dans des situations peu sûres : prise de volant ou risque d'abus de la part de personnes se trouvant dans l'entourage.

Les verres en plus, qu'est-ce que ça coûte ?

Une consommation excessive d'alcool, doublée parfois d'une dépendance, génère des coûts humains et sociaux très lourds.

En entreprise, l'abus d'alcool est à l'origine d'une productivité amoindrie, d'absentéisme ou d'arrêts de travail supérieurs à ceux des personnes qui ne boivent pas. L'alcool peut aussi entraîner la détérioration des relations de travail. Par exemple parce les conséquences de son usage obligent parfois à reporter la charge de travail sur les autres, ou parce que ce toxique peut mener à des comportements de harcèlement de la part de la personne qui consomme avec abus. Par ailleurs, les personnes sous l'emprise de l'alcool nuisent à l'image de l'entreprise.

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