Arriver à se motiver et à persévérer

À la seule lecture de la liste des bienfaits de l’activité physique, la plupart d’entre nous devrions prendre sans délai la ferme résolution de bouger davantage. Mais il se trouve que nous nous trouvons toujours de bonnes excuses pour ne pas franchir le pas.

 

Certains diront qu’ils n’ont pas le temps, or 30 minutes de marche rapide chaque jour suffisent à un adulte pour sortir du club des « sédentaires » ; de plus, ces 30 minutes peuvent être réparties en trois périodes de 10 minutes ! D’autres invoqueront l’excuse du temps, trop froid, trop chaud ou trop pluvieux ; c’est oublier que l’on peut très bien faire de l’exercice chez soi ou dans un club de sport. D’autres encore diront que leur condition physique est trop mauvaise pour « se dépenser », que se mettre en forme prend trop de temps ou qu’ils sont trop fatigués. Ceux-là doivent savoir qu’il est démontré que les gens sédentaires sont plus souvent malades et vont plus souvent chez le médecin que les personnes physiquement actives, que les bienfaits de l’exercice physique se font sentir dès la première séance, et que le manque d’exercice lui-même fatigue ! Certains avancent que le sport coûte cher. Qu’ils essaient la marche, c’est gratuit à l’exception de l’usure des chaussures ! Autre excuse fréquemment invoquée : « il n’y a pas d’infrastructures sportives près de chez moi ». N’oubliez pas que beaucoup d’activités physiques peuvent se pratiquer à la maison ou dans le quartier : exercices sur appareils de mise en forme ou sur tapis, marche, vélo, patin à roues alignées, etc. Enfin, certains disent détester suer ou être essoufflés. Ils doivent savoir qu’il y a des exercices qui se font à un rythme lent (le yoga, par exemple) et que l’on peut transformer son aversion pour la sueur et y trouver un certain plaisir, comme c’est le cas pour beaucoup de gens.

"La peur est souvent ce qui bloque les gens, ajoute Catherine Lallemand, personal trainer. La peur tout court, et puis celle de ne pas y arriver, ou d'être ridicule. On se dit 'Je n'aime pas', mais on n'a jamais essayé. En réalité, pour la course à pied, par exemple, un accompagnement et un minimum d'entraînement donnent assez vite des résultats! Et ce sont les personnes qui se croyaient les plus 'nulles' qui nous apportent le plus de satisfaction ou de reconnaissance." 

En fait, pour se motiver, il ne faut pas penser exercice mais plaisir. Ne pas se dire « il faut que j’aille faire de l’exercice » mais, par exemple, « je vais me détendre en faisant une promenade à vélo dans la forêt ». Il faut aussi demander à des proches qui sont devenus physiquement actifs ce que ce changement leur a apporté et, pourquoi pas, les accompagner dans leur activité : se référer à un modèle est généralement très stimulant pour agir. Enfin, il faut demander l’avis de son cœur. Au lever, prenez votre pouls, debout et au repos. Si votre nombre de battements cardiaques à la minute est égal ou supérieur à 80, vous avez une bonne raison de plus de faire de l’exercice, car votre cœur n’est probablement pas en forme. Mais, vous verrez qu’après quelques semaines de vie active, il battra déjà plus lentement parce qu’il sera déjà devenu plus efficace.

Quels sont les pièges qui freinent le passage vers la fin de la sédentarité ?

En osant se lancer dans des activités physiques adaptées, on multiplie les chances d'être conquis par le mouvement.

Face à un sport ou à une proposition d'activité physique, un grand nombre de personnes se disent immédiatement : "Ce n'est pas mon truc". En réalité, selon Bruno Bériot, personal trainer "lorsque l'on expérimente et que l'on ressent soi-même les effets de l'activité en ne se contentant pas de regarder de l'extérieur, c'est tout à fait différent. Il faut oser essayer, tester, être incité à le faire. Et aller au-delà de la première séance pour dépasser le sentiment que l'on n'est pas capable d'y arriver !

L'activité physique, c'est un peu comme le tabac, explique Bruno Bériot : on peut rester dans une phase de contemplation pendant laquelle on a conscience du problème, mais sans passer à l'acte. Une fois franchi le pas, dans la phase active, il faudra encore consolider, stabiliser son nouveau mode de vie. Le risque de "rechute" et d'arrêt d'une activité physique est toujours présent. Mais quand on a pris confiance en soi et ressenti les apports, le bonheur de l'activité, ses bénéfices en termes de développement personnel, on sait qu'elle vous manque et on s'y remet plus facilement".

"La peur est souvent ce qui bloque les gens, ajoute Catherine Lallemand, personal trainer. La peur tout court, et puis celle de ne pas y arriver, ou d'être ridicule. On se dit 'Je n'aime pas', mais on n'a jamais essayé. En réalité, pour la course à pied, par exemple, un accompagnement et un minimum d'entraînement donnent assez vite des résultats! Et ce sont les personnes qui se croyaient les plus 'nulles' qui nous apportent le plus de satisfaction ou de reconnaissance." 

Comment tenir sa décision de se mettre au sport ?

Selon Catherine Lallemand, personal traineur, en pratique, une des façons les plus simples de se mettre au sport, c'est d'apprendre à avoir rendez-vous avec soi-même. Comme pour un rendez-vous professionnel, on se fixe dans son agenda un moment  destiné à bouger, et on n'en démord pas. Durant cette heure-là, on n'est pas disponible pour autre chose que pour soi. Donc, bien sûr, on coupe son téléphone ! "Je pense que c'est la seule façon d'être régulier dans sa pratique, d'avancer dans une suite logique d'entraînement, avec rigueur et discipline. Sur des journées de travail parfois interminables, est-il si difficile de trouver une seule heure à se consacrer ?", demande-t-elle.

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