Créer et diriger son entreprise ont un impact sur la santé, avec des aspects négatifs mais surtout des aspects positifs. Il est donc important de cultiver ces aspects car, plus l’entreprise est petite, plus le risque pour la santé est grand et susceptible de déboucher sur une faillite. Heureusement, ces situations peuvent être évitées grâce à un peu de prévention.

« Le premier actif immatériel d’une entreprise, c’est la santé de son dirigeant » martèle Olivier Torrès, professeur à la Montpellier Business School, « Pourtant elle passe souvent au second plan ». Pour le président fondateur d’Amarok, l’observatoire français de la santé des chefs d’entreprise, il faut « éveiller à l’importance que les entrepreneurs doivent accorder à leur propre santé » en particulier à ce qu’il appelle : « la balance entrepreneuriale ». 

Dans cette balance, Olivier Torres oppose, d’un côté, des facteurs qui présentent un risque pour la santé, des facteurs pathogènes

  • Le stress.  
    Il n’y a pas de bon stress, que du mauvais qui peut générer de la satisfaction quand il est choisi, par exemple lorsque l’on se lance un challenge.
  • L’incertitude du carnet de commande.
    Coincé entre les charges et la nécessité de vivre de son activité, l’entrepreneur ne sait jamais le revenu qu’il va avoir.
  • La surcharge de travail
    Les semaines de travail à plus de 50 heures pèsent lourd sur les épaules.
  • La solitude.
    « Je suis le nez dans le guidon », vous l’avez déjà entendu, vous l’avez surement déjà dit. Parfois certains dirigeants se laissent absorber par la gestion de leur entreprise, à tel point que cela les isole de leur sphère privée et familiale. La solitude est peut-être le facteur le plus insidieux, un piège dans lequel tombent de nombreux entrepreneurs.

Et d’un autre côté des facteurs bons pour la santé, des facteurs « salutogènes »  :

  • Le sentiment de la maitrise de son destin.
    « Si je réussis, c’est grâce à moi », être dans cet état d’esprit est un facteur positif pour la santé.
  • L’endurance,
    L’endurance est la capacité de se relever après être tombé. Pour entreprendre, il faut cultiver cet instinct de rebond face à l’échec.
  • L’optimisme
    Les optimistes vivent mieux et plus longtemps que les pessimistes qui génèrent souvent beaucoup d’anxiété pour eux-mêmes et leur entourage.
  • La passion d’entreprendre
    Les créateurs d’entreprise créent leur emploi et leur propre monde. Ils le font souvent par passion. Une passion qui les porte tout au long de leur projet et qui rend le travail plus léger. 

Comment faire pencher la balance du bon côté ?

Pour garder l’équilibre, il est avant tout important de mettre en place de bonnes pratiques en termes de santé. Réinvestir dans son sommeil est un des premiers pas à faire. En effet, « le sommeil ne doit pas être perçu comme du temps perdu mais comme un besoin physiologique, comme un capital entrepreneurial ».  Dans cette optique, ne lisez jamais vos mails avant d’aller dormir. En cas de mauvaise nouvelle, vous ne pourrez sans doute plus agir, pire cela va gâcher votre nuit.

Ensuite, créez de la positivité ! Pour construire une dynamique dans ce sens, vous pouvez penser, tous les soirs, à trois événements positifs de la journée, comme un moment joyeux en famille, un client satisfait ou un bon repas. N’oubliez pas aussi de percevoir votre propre utilité et de cultivé votre estime de soi. Pour finir, on n’insistera jamais assez sur l’importance de bien s’entourer. Avoir un bon comptable et apprécier ses collaborateurs est essentiel mais ne sous-estimez pas l’importance de votre famille et de vos amis pour votre projet !